Ready or not

L’expérience est inoubliable et le dépassement de soi incroyable ! Les paysages sont magnifiques, mais c’est lors ce qu’on commence à pousser son vélo sur une pente à 10 % ou en pleine montée d’un col sous la pluie qu’on se demande si toutes ces sacoches sont bien utiles. L’hamac que je traine depuis 2 semaines, que j’ai jamais utilisé, c’était vraiment la peine ? Et puis cette crème solaire qui s’Imprègne pas ? Ou alors ces 3 paires de chaussettes alors que je suis toute la journée en sandales ? Par contre il fait plus froid que prévu en aout, peut-être une chemise comme vêtement le plus chaud c’est un peu léger. Je ne suis pas un expert mais je vais vous partager ici le matériel que j’ai trimballé de Roumanie en France. Ce qui m’a beaucoup servi, ce que j’ai jamais touché et ce que j’ai regretté de pas avoir eu.

On dit à très juste titre  » en avril ne te découvre pas d’un fil, en août fait ce qu’il te pleut ». Je trouve que durant tout voyage à vélo il y a des moments assez durs, où un peu de confort matériel c’est ce qui peut nous sauver le moral. Ceci surtout si le voyage dure plus d’une semaine et qu’on se fond lentement dans une vie itinérante loin de chez soi. La décision de quoi prendre avec soi devient donc très dure. Encore plus si on traverse plusieurs climats et qu’on voyagera dans des conditions différentes. Notre esprit prévoit toutes les situations possibles et veut être paré à toute éventualité. Après il faut porter et là commence la négo avec les cuisses.

Sur le vélo j’avais plusieurs emplacements et sacoches :

La sacoche gauche – Dodo, Miam, Bobo !

Cette sacoche je ne l’utilisais pas tous les jours, voir très rarement. À tel point que le réchaud, le gaz et la popote je les ai donné à un sans abri en Pologne. J’ai gardé la planche à découper, l’assiette et la fourchette. Parfois j’achetais quelques tomates, des concombres et du fromage pour une petite salade.

La sacoche passait souvent la nuit sur le vélo.

Le hamac, je l’ai utilisé une fois pour dormir mais sans la bâche pour la pluie. Je ne ressentais pas ni l’envie, ni le besoin de m’isoler dans la forêt pour dormir. J’ai toujours dormi à l’hôtel, en auberge de jeunesse ou chez l’habitant. En tout cas bien pratique si jamais on en a besoin pour une nuit de sommeil ou juste pour se détendre en milieu de journée lorsque le soleil est trop fort pour pédaler et écrire des articles. Il est compact et léger, s’attache facilement partout.

La trousse de secours je ne l’ai jamais utilisé et heureusement. Il y a des compresses, du désinfectant, des bandages, un tire tiques, des médicaments anti-diarrhée, paracétamol, un antibiotique, des pastilles pour désinfecter l’eau, …

Deux livres pour le plaisir, j’ai lu Le petit prince !

+ hamac au cas où et trousse de secours

+ une assiette et une planche à découper. Parfait pour une petite salade à midi. Léger et frais.

pas de popote sauf si on est isolées et on veut vraiment cuisiner. Si besoin on peut facilement sauter un repas ou tenir un soir qu’avec des noix ou autre petites barres de grignotage.

– pas de lampe d’ambiance car pas de tente

La sacoche droite – La quotidienne !

Cette sacoche je la prenais tous les soirs si c’était dans un hôtel, ou chez l’habitant. Durant la journée j’y touchais pas trop sauf si gros changement de météo mais tous ce dont j’avais besoin pour prendre une douche et dormir était là-dedans. Sur cette sacoche j’ai laissé la bandoulière ce qui me permettait au début de la différencier de l’autre. Le temps que les réflexes prennent.

J’ai une trousse de toilette avec tout ce qu’il y a de plus classique. J’avais un baume du tigre blanc et sur le chemin j’ai aussi acheté une crème à l’arnica pour le genou. Je m’en servais régulièrement le matin et le soir.

Une serviette microfibre et puis un livre pour lire le soir. J’ai quelques pages de guide vélo avec des astuces sur les différents réglages et réparations que peuvent subvenir.

Coté habits j’avais un short vert que j’ai mis tous les jours, qu’il faisait beau ou qu’il pleuvait. Pour pédaler j’avais deux t-shirts que je lavais en permanence. Un blanc en coton et un en polyester. J’avais une chemise à manches longues et un t-shirt que j’utilisais que le soir, après la douche. En plus j’ai pris un sous-pull en mérinos et un t-shirt thermique à manches courtes. Ils ont bien servi les jours de grosse pluie ou la température a bien baissé. Trois caleçons et puis un rembourré, lavé tous les soirs. Un pantalon long et un short de bain à prendre lorsqu’il est nécessaire. Trois paires de chaussettes ! Je ne sais pas pourquoi surtout après avoir perdu mes chaussures.

+ le sous-pull en mérinos, je recommande, belle surprise et il pue vraiment pas même après plusieurs jours de transpiration

+ pour un mois d’août il a fait assez froid et je ne m’y attendais pas. Une petite polaire n’aurait pas été de trop.

chaussures fermées de marche Salomon et chaussettes. Les chaussures c’est bien pour le soir mais plus des chaussures passe partout un peu sportives.

Sacoche de selle – Plus un test qu’une vraie utilité

La sacoche de selle c’est mon dernier achat et j’en suis bien content. Elle s’installe facilement, ne bouge pas et on n’y sent pas le poids. Elle a l’air bien solide aussi. À essayer aussi sur le VTT. Petit bémol, lorsqu’on dort à l’hôtel elle reste souvent sur le vélo et peut être facilement volé.

J’y ai mis le sac de couchage SANS son étui afin d’utiliser vraiment tout l’espace au fond de la sacoche. Au début je mettais tous mes habits aussi dans cette sacoche de cadre. J’ai ensuite changé lors ce que je m’étais libéré de ma popote et des bouteilles de gaz. Le K-way par-dessus pour la facilité de prise en main, j’en ai eu quand même souvent besoin et pour le côté réfléchissant.

+ très bien ! À remplir d’avantage avec plus de choses pour se séparer d’une sacoche. On y gagne en aérodynamique.

+ possibilité d’accrocher le matelas à la sacoche et de démonter le porte-bagages arrière

Sacoche de cadre – Garage – jamais ouvert !

J’ai acheté cette petite sacoche pour y mettre tous les outils. Je ne sais jamais si j’en prends trop ou pas sachant que j’ai aussi un multi-outil assez complet que j’ai utilisé pour régler les freins ou resserrer les porte-bagages. Je ne l’ai jamais ouverte mais il y a de quoi dépanner pas mal de choses et de démonter le vélo assez sérieusement.

Sur le côté droit il y a un poche plate supplémentaire. J’y avais mis de l’argent et mon permis. Je ne mets pas tout l’argent au même endroit et les documents d’identité non plus.

un peu prêt tout ce qu’il faut mais beaucoup trop de choses pour un voyage en Europe. On trouve facilement des magasins de vélo et on n’est jamais très loin de la civilisation. De quoi changer une chambre à air devrait suffire.

Porte gourdes – A portée de main

Les deux porte-gourdes sont aussi un essai. Je les trouve assez pratiques. Elles ne prennent pas beaucoup de place, sont attaché au guidon et tournent avec. Stables et ergonomiques, on peut bien placer les mains autour. Le seul bémol peut-être c’est qu’elles ne sont pas imperméables. Donc quand il pleut tout ce qu’il y a à l’intérieur prend l’eau.

Celle de droite c’est assez facile : j’avais des noix de ma grande mère dans un sachet pour pas qu’elles prennent l’eau. J’en grignotais de temps en temps quand je ne trouvais pas une station service ou un supermarché aux alentours. En dehors j’ai attaché un spray au poivre. Je n’en ai pas eu besoin mais j’ai assez peur des chiens errants des pays de l’est. L’avoir à portée de main c’est vraiment essentiel.

Celle de gauche c’était un peu plus aléatoire. En fait j’ai mis un peu prêt tout ce que je ne savais pas où mettre, comme la bouteille d’huile de chaine. Il y avait aussi un masque lavable mais il prenait souvent l’eau et j’oubliais de le sécher. Je m’en suis pas beaucoup servi. Un peu de scotch, ça sert de temps en temps et puis le couteau à portée de main autant pour le sifflet, que pour le petit pique-nique. Le multi-tool permet de régler les freins ou de resserrer une vis d’un porte-bagages. Très utile !

+ pratique et ergonomique. Elles occupent un espace inutilisé sur le vélo.

+ parfois je mettais un petit hautparleur dans un porte gourde. Ça permet d’avoir un bon son et ça change des écouteurs. C’est une ambiance différente surtout quand on pédale dans la forêt ou dans les champs.

le fait qu’elles ne sont pas imperméables

la nuit elles restent accrochées au vélo

Sacoche de guidon – Le fourre tout

Alors là il y avait un peu prêt tout ce dont j’avais besoin tous les jours surtout en roulant et les choses les plus importantes. Bien sûr passeport et portefeuille, les clés du cadenas, attestation d’assurance et papier en plusieurs langues expliquant qui je suis ce que je fais et qui contacter en cas d’accident. Carte de donneur d’organes.

Après j’ai des gants, un coupe vent et un protège-cou, pratique et accessible.

Crème solaire, stick à lèvres, dentifrice et brosse à dents, lingettes humides, masque et gel désinfectant.

Un haut-parleur portable, pratique le soir mais aussi sur le vélo. Ça permet d’écouter de la musique et des podcasts tout en entendant les voitures. Une batterie portable et les câbles de rechargement. Une lampe frontale, c’est toujours bien. Et un cadeau de ma sœur, une lumière arrière en forme de testicules : soutien au cancer des testicules.

Les allumettes, de quoi écrire et dessiner, des lunettes transparentes et un mousqueton.

La carte d’Europe !

+ l’ouverture aimantée vers l’avant. Très pratique car on peut y accéder facilement en roulant. L’attache au guidon aussi très robuste. Elle n’a pas bougé d’un poil durant les plus de 3000 km que j’ai fait.

+ le volume ! On peut vraiment y mettre tout ce que l’on veut, aussi des petites courses ou un K-way, à avoir à portée de main.

le volume ! C’est toujours un peu le bordel dans cette sacoche. Peut-être essayer de la compartimenter en deux pour un peu plus de rangement et de visibilité.

Extra

Il y avait aussi pas mal de choses accrochées par ci et par là sur le vélo. Elles y trouvent toutes leur utilité à un moment donné et il faut en profiter du moindre petit espace ou vis d’attache sur le vélo.

L’antivol Abus Bordo 6500 on s’en sert quand même pas mal pour attacher son vélo le temps de faire une course ou pour la nuit. Je l’ai placé le plus bas car il pèse quand même 1,5 kg. C’est la version plus longue et c’était d’autant plus pratique quand on voyageait à deux.

Coté gourdes j’utilise une gourde classique de 750 ml un peu isotherme et un thermos. Le thermos c’était le top autant pour y mettre du thé qu’une limonade ou de l’eau bien fraiche. Ça donne un coup de boost dans les deux cas 🙂 Pour moi c’est VRAIMENT le truc qui m’as sauvé la vie plus d’une fois.

Le tapis de sol permet de se poser un peu partout pour un petit pique nique ou pour passer la nuit à la belle étoile. Le Themarest est quasi indestructible et on ne se soucie pas de le déchirer ou de le percher. Coté confort c’est un peu moins bien mais on ne peut pas tout avoir … Les chaussures Salomon ce n’était pas le meilleur choix, en terme d’utilisation et d’emplacement. J’en ai perdu une et je n’ai pas fait tellement que ça de la montagne. J’ai toujours roué en sandales par pluie ou soleil. Le soir elles peuvent servir surtout si on va dans un bar ou un resto mais du coup des chaussures plus typé ville un peu sportives.

Sur le guidon j’avais mon compteur GPS Garmin EDGE 25. Très satisfait et fiable sauf peut-être l’autonomie. Sur des grosses sorties qui durent plus de 8-9 heures, il ne tient pas. On ne peut pas non plus le charger en roulant sans qu’il arrête l’activité.

Aussi sur le guidon un support pour téléphone portable qui permet de suivre les routes ou d’écouter de la musique, le tout à portée de main.

Le CASQUE ! Safety first !

Conclusion

Le tout mis à bout ça fait pas mal de poids même pour un voyage considéré comme léger. Il y a des choses qu’on utilise tous les jours et puis d’autres qu’on prend au cas ou. On ne sait jamais à quel sauce on va être manger et de quoi on a besoin.

Les indispensables

  • thermos
  • sous-pull manches longues en laine mérinos
  • le multi-tool et de quoi changer les chambres à air ça peut suffire
  • support téléphone et batterie externe
  • les deux porte gourde sur le guidon

Le surplus

  • lampe d’ambiance
  • chaussures de marche et chaussettes
  • popote et réchaud si on sait qu’on pourra trouver à manger
  • stick à lèvres

Le voyage était magnifique et c’est peut-être les moments où l’on manque de quelque chose que l’on s’en souviendra le plus. On n’est jamais prêts et on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait alors à un moment il faut juste se jeter … à l’eau !

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