Nous ne sommes pas des solitaires

Mon expérience en République Tchèque était surtout sociale. Les différentes étapes de mon voyage et les choses que je ressens se produisent naturellement et sans m’en rendre compte de suite. Je les analyse par la suite lors ce que je les réalise. Et je les réalise par ce que au bout de 1000 coups de pédale dans la journée mon esprit se met à réfléchir à ces choses là : à comment ça c’est passé la journée de hier, l’interaction avec cette personne, ce que j’ai appris, ce que j’ai pu apprendre aux autres, ce qui m’inspire, l’image que je t’envoie. On se rends compte que mine de rien on fait énormément de choses dans une journée et on interagit quand même avec beaucoup de personnes. Moi ça me tient vivant, actif ! Ça me donne un sens ou une image de moi même. J’aime ce contact et même si souvent je veux rester dans mon coin, je tiens pas très longtemps.

Je me dis que chaque rencontre, chaque personne va changer en quelque sorte le cours de notre vie et l’ignorer, s’en cacher ou l’éviter c’est s’enlever une chance d’être meilleur. Dans un podcast que j’ai écouté il y a quelques jours j’ai entendu cette phrase qui m’as beaucoup motivé : « Don’t reach for normal, reach for better ! » Ca demande un certain effort et c’est plus difficile mais c’est la mentalité que nous devrons tous avoir.

J’en ai fait plusieurs rencontres en République Tchèque et ça commence dès le premier soir. Après avoir passé la majorité de la journée sous la pluie, à monter et descendre des collines sans nom mais bien réelles je passe comme une lettre à la poste la frontière tchèque. Lucie m’attends a quelques kilomètres de là dans le petit village de Velká Jesenice. Il ne pleut plus depuis une ou deux heures. Mon unique short à eu le temps de sécher sur mes cuisses comme il sait déjà très bien le faire. Lucie et Simon rénovent une jolie maison à la campagne. Les travaux sont déjà bien avancés et c’est exceptionnel. Simon, passionné de bois mélange subtilement les courbes naturelles des vieux murs avec des étagères ou du plancher en bois. L’ensemble est magnifique. Je vais dormir dans une chambre vide avec un plancher tout neuf. L’odeur est juste incroyable. Lucie avait déjà cuisiné des bonnes pâtes au maïs avec une sauce de lentilles bien assaisonné. Un vrai délice après une grosse journée de vélo. Simon étant français, Lucie en parle du coup ça facilite les échanges. Je suis toujours impressionné comment après des journées aussi intenses j’ai encore de l’énergie pour discuter. C’est par ce que j’aime ça !

On se raconte nos voyages à vélo, nos relations, nos recettes préférées, nos astuces pour le potager ou encore nos prochains rêves. Le temps passe sans s’en rendre compte. C’est là que je me rends compte à quel point le contact inter humain est important, les échanges, le fait de se grandir et d’apprendre un peu plus. Très très belle soirée ! Le matin on se réveille tôt, je prends un très bon café car Simon est bon amateur et je l’accompagne jusqu’à son travail à vélo! 10km a 7h du mat ça réveille. Au revoir Lucie et bon courage !

Elle le conseille la meilleure application de navigation que j’ai encontre jusqu’à maintient. Après une semaine d’utilisation je suis vraiment conquis. Mapy.cz Vraiment top pour les vélos et autre. On se retrouve pas sur des chemins farfelus si on ne le veut pas, il y a toutes les pistes cyclables et chemins de randonné, les itinéraires sont vraiment bien faits et les indications aussi. Je recommande vivement !

Premier café je le rends compte qu’il y a pas l’euro dans le République Tchèque. Encore une belle planification de la journée ! Je commences à avoir l’habitude. Bref on saute ce café et on continue. Je suis une piste cyclable que Lucie m’avait conseillé le long de l’Elbe. C’est beau, ça fait du bien, c’est frais, à l’abris du soleil, il est encore tôt. Ça avance bien. Vers 13-14h j’arrive à Podebrady. On finit tôt quand on commence à 7h du mat. Podebrady c’est une ancienne petite ville thermale, pas très loin de Prague, assez sympathique, je me promène un peu, je me baigne, je passe du temps au téléphone, j’en profite.

Le lendemain c’est de nouveau pédalage le long de l’Elbe avec baignade tous les heures. Il y a des travaux sur la piste du coup c’est un peu folklorique de temps à autre. Ça rappelle l’Ukraine. On n’est plus surpris. Jusqu’à Prague je suis l’Euro vélo route 4. C’est marqué, c’est aménagé, c’est facile.

Je passe deux nuits à Prague dans une auberge de jeunesse. Ça faisait longtemps et ça manquais. Cet esprit international avec dans le dortoir deux italiens complément déchirées de la veille et deux autres allemands qui discutent concentration THC. Ça me manquais. Je le lie d’amitié avec un Danois et on passe deux jours ensemble. On va boire des bières avec les allemands aussi, un écossais avec un accent qui va bien et d’autres. Tu te fais des pots en 2 secondes et ça fait du bien. Il y a pas de touristes mais on entends quand même parler beaucoup allemand et français dans la rue. Le pont Charles est assez vide mais la chaleur y joue aussi. Il fait 40 degrés facile ! Encore un moment social avec ces voyageurs de la pandémie. Chaque un à sa raison d’être là, dans un grand voyage ou juste pour le week-end. Chaque un son histoire et la partage avec les autres. C’est beau la diversité et les rencontres 🙂

Je pars tôt de Prague, la chaleur tape fort du coup j’essaye de diviser mes sécantes de pédalage. Une le matin, et une plus en fin de journée. Je passe par la ville de Pilsen, berceau de la Pilsner Urquell, fameuse bière cheque et ville de Škoda. Un peu d’histoire et de fierté ça fait du bien. De même qu’une bonne bière a 17h !J

Je roule encore 10-15km et je l’arrête dans une écurie qui propose des chambres. Je me baigne dans la piscine le temps que les proprios arrivent et je suis en train de monter à cheval quand ils arrivent. Je le lie d’amitié avec des élèves mais ils parlent pas trop anglais. On se comprends par des signes et google translate. Alors qu’on allait partir manger dans un resto les proprios arrivent et ils organisent un barbecue pour tout le monde. On passe une bonne soirée à écouter des « schlagers » tchèques et slovaques tout en essayant de réparer la tireuse.

Ce sont des bons vivants les tchèques, ils aiment la bière et ça les rapprochent. J’ai fait des belles rencontres dans ce pays et chaque une m’as appris quelque chose sur moi ou sur les autres. C’est beau de voyager. Ce sont les rencontres qui font le voyage et non pas la destination !

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